Lombardie : mes coups de cœur !

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La Lombardie, dans ma tête, c’était les magasins et rien d’autre. Un petit guide illustré ramassé par hasard m’a fait changer d’avis, et j’y suis partie sans grande conviction. Je suis revenue avec un carnet plein, et surtout avec l’impression d’avoir sous-estimé une région entière pendant des années.

Deux villes suffisent pour une première fois en Lombardie : Milan pour l’architecture et les canaux, Bergame pour sa vieille ville perchée derrière des remparts classés à l’UNESCO. Elles sont reliées en une cinquantaine de minutes de train, ce qui permet de tout faire sans jamais louer de voiture.

Mon carnet lombard

  • Milan est la capitale de la Lombardie, pas celle de l’Italie : ça évite de passer pour une touriste dès le premier café.
  • Le billet urbain de Milan vaut 2,20 euros et couvre 90 minutes de métro, tram et bus.
  • Les murailles vénitiennes de Bergame sont inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2017.
  • Après les Jeux olympiques d’hiver de février 2026, la région reste très bien desservie.

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Milan, quatre étapes qui ont tenu leurs promesses

J’ai commencé par le plus évident, et je l’assume : Milan concentre les transports et sert de base logique pour rayonner. Arrivée en soirée, j’ai lancé les visites le lendemain à huit heures.

  • La gare centrale. On la traverse sans la regarder, et c’est dommage. Sa façade s’étire sur environ 207 mètres, elle a été dessinée par Ulisse Stacchini et inaugurée en 1931. De jour, on voit enfin les chevaux ailés et l’ampleur du décor, ce que la fatigue du soir m’avait fait rater la veille.
  • Le parc Sempione. Aménagé entre 1888 et 1894 sur les plans d’Emilio Alemagna, derrière le Castello Sforzesco, il couvre 386 000 mètres carrés. J’en attendais du spectaculaire, j’y ai trouvé un grand parc urbain agréable. À traiter comme une pause, pas comme une visite.
  • Le Naviglio Grande. Ce canal navigable de près de 50 kilomètres part du Tessin, à Tornavento, et se termine dans la Darsena milanaise. Le quartier a du charme, indiscutablement, mais il se remplit vite : j’y suis retournée en début de matinée et ce n’était plus la même ville.
  • Les galeries la Rinascente. Le grand magasin de la piazza del Duomo porte un nom trouvé en 1917 par Gabriele d’Annunzio, pour marquer sa renaissance après un rachat. Les prix ne sont pas doux, mais la terrasse du dernier étage donne sur le Duomo, et ça ne coûte rien de monter.

Pour circuler, le billet urbain ATM à 2,20 euros reste valable 90 minutes avec changements illimités entre métro, tram et bus. Sur une journée de visites, c’est imbattable, et la ville a maintenu ce tarif en 2026.

Milan m’a moins plu pour ses monuments que pour la façon dont on passe de l’un à l’autre : à pied, en tram, sans jamais sortir la voiture.

Bergame, le contre-pied dont j’avais besoin

Après trois jours de grande ville, Bergame fait l’effet d’un courant d’air frais. Le train depuis Milano Centrale prend une cinquantaine de minutes, et la Città Alta, la ville haute, se rejoint en funiculaire pour un ticket urbain à petit prix, de l’ordre de 1,30 à 1,50 euro selon les relevés d’août 2026.

Ce qui m’a le plus marquée, ce sont les murailles vénitiennes. Élevées par la République de Venise entre 1561 et 1588, elles ceignent la vieille ville sur environ six kilomètres et figurent depuis 2017 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, au sein d’un ensemble d’ouvrages défensifs vénitiens. On en fait le tour à pied, gratuitement, et la lumière de fin de journée y est rarement décevante.

La Rocca di Bergamo, d’origine médiévale, domine la ville depuis le XIVe siècle. Mon guide papier était avare en détails, j’ai fini par tout apprendre sur place : le billet couplé avec le musée du XIXe siècle coûte 5 euros, 3 euros en tarif réduit, et l’entrée est gratuite pour les moins de 18 ans.

Quant à la Piazza Vecchia, c’est le cœur de la ville haute, bordée par le Palazzo della Ragione, le Palazzo Nuovo et le campanile surnommé le Campanone. Le Palazzo del Podestà abrite un musée consacré au XVIe siècle vénitien, très visuel, parfait pour comprendre pourquoi ces remparts existent.

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Ce que je referais autrement

Trois choses, très concrètement. D’abord, inverser l’ordre : commencer par Bergame et finir par Milan, pour ne pas comparer une petite ville à une métropole après coup.

Ensuite, viser les canaux et les remparts tôt le matin plutôt qu’en fin d’après-midi. Même endroit, autre expérience.

Enfin, surveiller le calendrier des transports. Une liaison ferroviaire directe entre la gare de Bergame et l’aéroport d’Orio al Serio est annoncée pour la fin 2026 par le gestionnaire du réseau italien, avec un temps de trajet estimé autour de 58 minutes depuis Milan. Pour ceux qui arrivent par cet aéroport, c’est le genre de détail qui change une arrivée. Si vous accumulez les vols vers l’Italie, jetez aussi un œil à mon comparatif des programmes de fidélité aérienne avant de choisir votre compagnie.

Le reste du budget se tient sans effort : transports urbains à moins de trois euros, entrées de sites entre 3 et 10 euros, remparts gratuits. C’est exactement le type de destination où mes réflexes pour voyager sans exploser le budget fonctionnent le mieux.

Vous connaissez la Lombardie ?

Il me reste les lacs et la Valteline à explorer. Envoyez-moi vos adresses sur les réseaux.

Voir mes bons plans voyage

Article publié en 2016, entièrement réécrit et mis à jour le 16 août 2026. Sources consultées en août 2026 : UNESCO et office de tourisme de Bergame pour les murailles vénitiennes, Museo delle Storie di Bergamo pour les tarifs de la Rocca, ATM pour le tarif du billet urbain milanais, RFI et Ferrovie dello Stato pour la liaison ferroviaire vers Orio al Serio. Tarifs relevés en août 2026, à revérifier avant le départ.